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Une rencontre avait lieu hier à Bruxelles pour fixer le calendrier de l’ouverture du marché des paris sportifs en France. Malgré la pression des autres pays et la législation Européenne, l’état Français résiste, craignant de voir s'envoler une belle manne financière, et a bien l’intention d’exiger des garanties particulières aux bookmakers en ligne voulant officier sur son sol… La fin d’un monopole ?
Hier Eric Woerth et Jean-Pierre Jouyet rencontraient hier le commissaire au Marché intérieur Charlie McCreevy à Bruxelles pour aborder l’ouverture du marché français aux paris sportifs. La France est effectivement à la traîne sur ce point, restant une des rares pays européens à ne pas avoir accueilli la concurrence et à se réserver un monopole sur ce secteur du loisir. L’Union Européenne a décidé de ne pas laisser faire et comme pour ce qui a concerné à une époque la téléphonie ou le marché de l’Energie, une grosse pression est mise sur l’état Français pour qu’il cède. Nous en sommes à l’étape des négociations mais c’est bien vers des sanctions voire un procés que la France se dirige si elle ne fait pas preuve de bonne volonté. Hier, la délégation française a obtenu 4 mois de répit. 4 mois pour donner ses prérogatives. Après s’être caché derrière des arguments difficiles à entendre notamment concernant le risque de dépendance (ce qui est un comble puisqu’on sait que l’état avec la Française des Jeux est le plus gros bookmaker français), Eric Woerth a souhaite imposer quelques règles louables de fonctionnement et accorder des licences aux bookmakers selon des critères bien particuliers (fiscalité sur les recettes, charte de bonne conduite, mutualisation des paris turf, consolidation de la filière équestre). Reste à voir si ces doléances seront acceptées en 2008, lors de la prochaine rencontre à Bruxelles. Une chose est sûre : le temps presse car la France doit prendre la présidence de l’Union Européenne en juillet 2008 et il ne serait pas très opportun qu’elle se retrouve en conflit ouvert (voire en procès) avec l’UE au moment même où elle doit en prendre les rênes… Dans ce genre de combat « anti-monopole », les pays qui ont réussi à obtenir gain de cause sont rares. L’Union Européenne accepte mal que les règles et les flux d’argent ne soient pas les mêmes pour tout le monde. La seule victoire de la France sur ce type de terrain reste « l’exception culturelle » accordée aux droits d’exploitation et aux droits d’auteurs pour le cinéma et plus généralement la culture française. L’état français aura du mal à faire passer son « 1N2 » et son Tiercé pour une part de son patrimoine national et devra, semble-t-il plier sous la pression Européenne… La rédaction de meilleuresCotes.com
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