Facebook Twitter Contact Articles

Connexion


Nom d'utilisateur :


Mot de passe :


Se souvenir de moi


Bienvenue!

Inscription


Prénom :
Nom d'utilisateur :
Email :
Mot de passe :
Vérification du mot de passe :
Sécurité :

En vous inscrivant sur meilleuresCotes.com, vous avez 3 avantages :
  • participez au forum de discussion
  • entrainez-vous gratuitement aux paris en ligne avec le Training Cotes
  • restez informés de l'actualité du monde des paris en ligne

Internet, faites vos jeux !

Le face-à-face s’annonce digne d’une partie de poker. Sous la pression de Bruxelles, le gouvernement va accepter la concurrence dans les paris, un monopole jusqu’ici aux mains de la Française des jeux et du PMU. Mais pas à n’importe quel prix…

Paris s’apprête à négocier son geste auprès de la Commission européenne. Le ministre du Budget, Eric Woerth, et le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, devraient rencontrer, d’ici à la fin du mois, le commissaire européen en charge du marché intérieur, l’Irlandais Charlie McGreevy, réputé très libéral. « Il s’agit de montrer que nous sommes ouverts à la discussion », explique diplomatiquement un proche du dossier.

En clair, la France est prête à tolérer les sites internet de paris, qui feraient concurrence à nos croupiers nationaux. Mais pas question, en revanche, d’accepter dans les rues des guichets battant pavillon de sociétés, pour la plupart anglosaxonnes, et de rogner ainsi sur les recettes des bars-tabacs. Après avoir bataillé contre l’ouverture du secteur, la Française des jeux elle-même a fini par se ranger à la position officielle. « Nous avons aujourd’hui l’opportunité de mettre fin à la concurrence déloyale des sites internet », explique-t-on. De fait, les appétits du web sont énormes.

Ces ultimes tractations devraient faire un sort au monopole (qui date de 1891) et mettre un terme à une incessante guérilla juridique. En juillet dernier, la Cour de cassation a donné raison au site ZEturf, que le PMU avait fait condamner. Les sages ont ainsi appliqué la loi européenne de la libre entreprise. Pour leur part, les coureurs cyclistes de l’équipe Unibet (une société privée de paris en ligne) avaient dû retirer leurs maillots au départ du dernier Paris- Nice. Idem pour les footballeurs de l’AS Monaco arborant le sigle de Bwin, également sponsor de Bordeaux, Le Mans, Auxerre… Le dossier de l’Europe contre la France pourrait aboutir, si les négociations échouaient, à un cinglant désaveu pour l’Hexagone devant la Cour de justice européenne.

Paris veut donc bien lâcher les paris, mais pas n’importe comment. Le principe est celui d’une « ouverture maîtrisée », selon la terminologie officielle. En clair, le gouvernement refuse que les sociétés de jeux établies dans les paradis fiscaux de l’Union puissent opérer en France, s’opposant ainsi à la « reconnaissance mutuelle » entre Etats prétendument égaux, comme le veut pourtant l’Europe. Charlie McGreevy appréciera…

Malte est visée en première ligne. L’archipel abrite plus de 80 opérateurs privés de jeux en ligne, dont Bwin et ZEturf. Ses autorités examineraient en outre une trentaine de candidatures à l’homologation; 80 autres dossiers sont en attente ! Pour le gouvernement français, si Bwin veut opérer en France, il devra y établir une filiale en bonne et due forme.

Autre garde-fou : le gouvernement veut à tout prix éviter que des milliers de Français ne sombrent dans la dépendance aux jeux avec la libéralisation. Actuellement, on estime que 2% des joueurs réguliers dans l’Hexagone relèvent du roman de Dostoïevski, et nécessiteraient un suivi. La situation est beaucoup plus préoccupante dans les pays où les jeux privés ont proliféré, comme l’Australie, où 7 % des joueurs seraient accros, un record mondial.

Le remède est connu: les entreprises doivent éviter de restituer trop souvent des sommes aux parieurs, car dès que l’on touche quelques euros de façon répétée, on imagine s’approcher du jackpot… Et la spirale est lancée. Pour éviter cet enchaînement, l’Etat limite par décret à 70 % les sommes remises par la Française des jeux à ses clients. Les sites privés en ligne approchent plutôt les 90 %… Le gouvernement souhaite imposer le même seuil à tout le monde, en appliquant un cahier des charges aux sociétés et une fiscalité propre. En outre, les futurs concurrents devront déjà avoir été homologués dans leur pays d’origine. Des propositions que Bruxelles étudiera par le menu.

Enfin, la France veut préserver la « mutualisation » des paris sportifs. C’est le système, notamment, du PMU : les joueurs parient tous ensemble, les uns contre les autres, et le gagnant emporte la mise. La différence est le pari dit « à cote », où le client fait une mise contre l’entreprise de jeux, qui en retirera (toujours…) son bénéfice. L’enjeu est colossal pour les haras français, car ils sont financés à 80 % par le PMU. Pour maintenir leur réputation internationale et les 60.000 emplois du secteur, ils tiennent mordicus à conserver la manne. Le syndicat des éleveurs et des entraîneurs s’apprête à lancer une campagne sur le sujet. Les municipalités où se déroulent des courses hippiques sont aussi sur le qui-vive. Comme Chantilly (Oise), dont l’élu n’est autre qu’Eric Woerth, le ministre du Budget en charge du dossier.

Article paru dans le Journal du Dimanche, le dimanche 9 septembre 2007 


Commentaires

Soyez le premier à commenter cet article

Ecrire un commentaire

Nom:
Message:
Plus d'options [+]

< Précédente   Voir toutes les news   Suivante >

Questions-Réponses Forum iPhone comparatif bookmakers bonus comparateur de cotes

Jouer comporte des risques : endettement, dépendance, isolement.
meilleuresCotes.com est un site d'aide à la découverte des paris sportifs en ligne. Ce site offre un comparatif et des avis sur les sites de paris en ligne, des comparaisons de cotes pour les matches de Ligue 1 et d'autres sports chez les différents bookmakers, des conseils pour vos premiers paris et une ligne éditoriale propre au sujet des sports populaires, et des paris en ligne.
Ce site considère les paris en ligne sous leur aspect ludique et ne recommande pas de jouer de grosses sommes. Les jeux d'argent sont interdits aux moins de 18 ans.
meilleuresCotes.com ne pourra être tenu pour responsable des pertes éventuelles des joueurs sur les sites de pari en ligne. Evitez toute addiction.

Site réalisé par Sébastien Vauchel