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Jeux en ligne : changement de donne en vue (Dow Jones Newswires)

drapeau de la FranceInitialement promise en janvier prochain, et désormais attendue pour juin 2010, l'ouverture à la concurrence des jeux et paris en ligne va rebattre les cartes du secteur en France, alors que les poids lourds étrangers et les acteurs venus du monde des médias fourbissent leurs armes commerciales pour concurrencer le monopole public.


Quant aux casinotiers traditionnels, déjà éprouvés par l'alourdissement de la pression réglementaire et la récession, loin d'y trouver la manne espérée, ils pourraient sortir encore un peu plus affaiblis de cette bataille.

"Une centaine de licences seront demandées, tous jeux confondus", estime Jean-François Vilotte, le président de l'Arjel, la future autorité de régulation des jeux en ligne.

Il est vrai que le potentiel de croissance du secteur est alléchant: il pourrait représenter entre 700 millions d'euros et un millard d'euros en produit brut des jeux en 2012 contre un peu plus de 200 millions d'euros en 2006 selon diverses études.

De quoi fournir un important relais de croissance aux poids lourds étrangers comme l'autrichien Bwin Entertainment AG (BVIN.VI), déjà implantés dans plusieurs pays d'Europe, ou aux groupes de médias qui voient dans les jeux en ligne une source de recettes publicitaires additionnelles dans un marché publicitaire en crise.

"Nous voulons entrer sur le marché français et nous allons demander une licence", a déclaré à Dow Jones Newswires Antonio Costanzo, directeur de Bwin France, qui opère sur le territoire français à partir de Gibraltar.

Bwin compte ainsi accroître sa notorieté pour conquérir de nouveaux clients, puisque seuls les opérateurs titulaires d'une licence seront autorisés à faire de la publicité en France, explique A.Costanzo. Le groupe autrichien sera présent sur le marché français à la fois avec sa propre marque et à travers son partenariat avec le groupe de presse Amaury - propriétaire du Parisien et du quotidien sportif L'Equipe -, a-t-il ajouté.

Les médias français comptent de leur côté pléthore de candidats, attirés par une manne publicitaire potentielle, alors que les annonceurs classiques réduisent drastiquement leurs dépenses.

A Europe 1, on estime ainsi que la publicité pour les paris sportifs pourrait représenter à terme 10% du chiffre d'affaires.

Son partenaire, Betclic, avait d'ailleurs été tenté de sauter le pas avant la légalisation officielle, en lançant une campagne de publicité à l'antenne de la filiale du groupe Lagardère (MMB.FR) dès le printemps dernier, ce qui lui avait valu un rappel à l'ordre par les autorités françaises. Betclic est contrôlé par Mangas Gaming, société détenue à parité par l'homme d'affaires Stéphane Courbit et par la Société des Bains de Mer (BAIN.FR) - l'exploitant des casinos et des hôtels de la Principauté de Monaco.

Les autres médias français ont généralement eux aussi choisi de s'attaquer au marché en s'appuyant sur l'expertise d'acteurs étrangers du secteur ou d'opérateurs historiques. La radio RTL a ainsi conclu un accord avec la Française des jeux, et RMC, avec le suédois Unibet Group Plc (UNIB-SDB.SK).

De son côté la chaîne sportive Eurosport a choisi de s'impliquer plus directement: la filiale de Télévision Française 1 SA (TFI.FR) a lancé, en coentreprise avec le fonds d'investissement Serendipity - financé par Bouygues SA (EN.FR) et Artemis, holding de François Pinault -, le site EurosportBET.co.uk, basé sur l'île britannique d'Alderney, et qui sera candidat à une licence en France.

Quelle que soit l'approche privilégiée, les nouveaux entrants sont d'accord sur un point: la rentabilité du projet est loin d'être assurée dans les conditions réglementaires et fiscales actuelles du projet de loi. Ils dénoncent à la fois une taxation excessive - bien supérieure à ce qui a cours dans les autres pays européens - et le périmètre jugé trop étroit des jeux éligibles à une licence. Seuls les paris sportifs et hippiques ainsi que le poker seront ouverts à la concurrence sur Internet, à l'exclusion des jeux de casino traditionnels et des jeux de loterie.

Dans ces conditions, il ne sera pas facile d'attirer vers les jeux légaux les internautes français déjà actifs sur les sites Internet illégaux accessibles en France, font-ils valoir - un "marché gris" estimé à 230 millions d'euros par le cabinet de conseil Global Betting & Gaming Consultant. "Aujourd'hui la taxation prévue est très problématique, en particulier pour les paris sportifs", estime A. Costanzo. Le projet de loi français prévoit de taxer les paris sportifs à hauteur de 7,5% des mises et le poker en ligne, à 2% des mises. Par comparaison, La fiscalité est limitée à 0,5% des mises à Malte.

"Le champ de l'ouverture est très restreint, et la taxation est absolument colossale", a déclaré à Dow Jones Newswires Isabelle Parize, directrice générale de Mangas Gaming, qui revendique la place de troisième opérateur européen de paris en ligne. Selon elle, en Italie, où les prélèvements sont de 4,5% des mises pour les paris et 3% pour le poker, Betclic est "tout juste à l'équilibre économique". Dans ces conditions, "les sociétés purement françaises ne pourront pas survivre", estime-t-elle.

Les casinotiers classiques déplorent de leur côté que le projet de loi exclue leur coeur de métier - les jeux de table et les machines à sous - ce qui les place dans une relative position de faiblesse par rapport aux sites étrangers déjà accessibles aux joueurs français, face auxquels ils accusent un important déficit de notoriété.

"Je ne suis pas convaincu que l'offre en ligne des casinos va révolutionner grand chose", estime Benjamin Tranchant, vice-président du groupe familial Tranchant, qui prévoit de lancer un site Internet de poker "fin 2010". "L'offre existe déjà, les joueurs ne nous ont pas attendus", ajoute-t-il.

Ces critiques toutefois balayées par les autorités françaises.

"Il est faux de dire que les sites ne s'en sortiront pas avec ce niveau de fiscalité", a ainsi déclaré le ministre du budget Eric Woerth vendredi, soulignant que les prélèvements pesant aujourd'hui sur les opérateurs historiques étaient plus lourds que ceux prévus dans le projet de loi. "Et cela n'a pas empêché leur développement", a-t-il remarqué, prenant notamment l'exemple du jeu de pari sur le football Cote et Match, de la Française des jeux.

Les pouvoirs publics reconnaissent cependant que la viabilité du projet dépendra de leur capacité à éliminer l'offre de jeu illégale une fois la nouvelle loi entrée en vigueur. E.Woerth a ainsi assuré que le projet de loi renforcerait les moyens de lutte contre les sites illégaux, en prévoyant notamment le blocage des sites illégaux et des flux financiers vers les comptes bancaires de joueurs français.


Amélie Baubeau, Dow Jones Newswires



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